mardi 15 décembre 2009

mercredi 28 octobre 2009

Silvio' fatti curare




Nous en sommes à quelque chose de très grave. Les sorties de Silvio' sont risibles, le public rigole, le journaliste sait déjà qu'il ne pourra pas faire son travail. Jusqu'où ira cette comédie tragique à l'italienne? Faut-il se souhaiter vraiment que cet homme disparaisse, comme ce fut le cas auparavant pour les mauvais monarques et les dictateurs qui portaient les peuples à la ruine? Je m'inquiète...

lundi 26 octobre 2009

mercredi 14 octobre 2009

Contester la totalité. Guy Debord

Un des film de Guy Debord.
Sur lui, un bel article de Marcelin Pleynet paru dans le dernier numéro de L'Infini.
Le fait de parler de Debord ne peut que rendre honneur à Sollers & Co.
Ils ne sont pas démodés, ces gens.
Lisez donc l'Infini. Vous y trouverez, à chaque numéro, quelque chose d'intéressant.


jeudi 8 octobre 2009

I LOVE SYLVIO'




'Seulement' deux procès en cours:

– Droits télévisés : Silvio Berlusconi est accusé de faux bilan et d'appropriation indue dans le cadre de l'achat de droits télévisés.

– Subornation de témoin liée au procès pour l'achat de droits télévisés. M. Berlusconi est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à l'ancien avocat britannique David Mills pour obtenir de lui un faux témoignage. Dans cette affaire, M. Mills a été condamné à 4 ans et 6 mois de prison en février 2009.

Deux autres procédures pourraient déboucher sur des procès

– Dans l'affaire Mediatrade concernant des droits télévisés, M. Berlusconi est accusé de s'être "approprié indûment" des fonds d'une de ses sociétés contrôlée avec le concours d'un associé, l'homme d'affaires américano-égyptien, Frank Agramo.

– A Rome, une enquête est en cours pour "incitation à la corruption" dans le cadre d'une tentative (dénoncée par des sénateurs élus à l'étranger lors de la précédente législature) d'"acheter" les voix de parlementaires pour faire chuter le gouvernement de Romano Prodi, qui disposait d'une faible majorité au Sénat, entre 2006 et 2008.

Principales affaires déjà jugées

– Corruption d'inspecteurs de la brigade des finances (1989-1993), dit Fininvest 1. En première instance, M. Berlusconi avait été condamné à 2 ans et 9 mois. Relaxé en appel.

– Financement illicite de partis politiques et faux en bilan (1989-1996), dit All-Iberian 1, du nom d'une société contrôlée par la Fininvest. Condamné en première instance à 2 ans et 4 mois, M. Berlusconi a bénéficié de la prescription en appel.

– Faux en bilan dans le cadre du transfert du footballeur Gianluigi Lentini (1992). Relaxé pour prescription.

– Faux en bilan lors de l'acquisition de la maison de production Medusa (1988). Un an et 4 mois de prison en première instance, relaxé en appel.

– Corruption de juges lors de l'achat de la société SME. Relaxé par prescription.

– Corruption de juges dans l'affaire du rachat de la maison d'édition Mondadori (1991). Relaxé pour prescription mais rattrapé par la justice civile qui a condamné M. Berlusconi à verser 750 millions d'euros de dommages et intérêts à son rival dans l'affaire, Carlo De Benedetti.

– Faux en bilan (All-Iberian2, 2000-2001): relaxé parce que le délit ne tombe plus sous le coup de la nouvelle loi.

– Fraude fiscale avec création de caisses noires à l'intérieur de Fininvest entre 1989 et 1996, dit Fininvest 2. Prescription.

jeudi 10 septembre 2009

Bella Italia

Écoutez l'intervention de la collègue Michela Marzano, j'aime son accent coupé au couteau. Elle est intelligente et tonique. (Mais je ne regrette pas de ne pas travailler, comme elle, au CNRS...).

Contrairement à moi, elle ne pense pas que Berlusconi soit un clown. Moi, si.

Les clowns aussi peuvent être habiles, et par moment sérieux, voir avoir des moments de lucidité. Mais à la base ils sont là pour faire rire. Et c'est bien le but des apparitions publiques de Berlusconi: ridicules, c'est à dire qui méritent d'exciter le rire.
Les italiens aiment rire, ne l'oubliez pas, et un homme d'État clown, cela leur convient parfaitement!


mardi 8 septembre 2009

dimanche 30 août 2009

Leçons d'italien...

Téléphone

Parfois répondre au téléphone c'est un effort qui cesse d'être indispensable.







jeudi 27 août 2009

Gregory Corso

Les grandes rivières hirsutes ont revêtu la parure du tombeau des Florentins
Et coulent leur procession parmi des vallées de lucioles exubérantes
Jusqu'à s'échouer près de ton épaule nue de chair
Où les carusos s'élèvent pour féconder la terre de mille euphories plantureuses
Que récolteront les anges dévergondés et la poésie des saints fous dont tu es le père naturel
De sublimes césariennes géométriques sont nées de ta nudité cyrillique
Et les lunes se noient dans la chevelure des limbes mélodieuses épargnées d'épilepsie
Il y a des manèges qui ont cessé de tourner à la nuit tombée
Les enfants se sont mus en colère divine et le ciel s'est fendu en deux sous leurs pieds
Libérant la juvénile étincelle arc-en-cielant leurs yeux d'artifice
La jeunesse que tu as léguée
Des pans entiers de monde sont restés sourds à tes farces versifiées
Et je proclame encore ton universalité bien au-delà des entendements
J'exhibe tes parties génitales en testament de mes folies apprivoisées
J'exhume l'odeur intense du joyeux anniversaire de la mort - en cela je ne suis profane
Par les visions obscènes violant mes iris je renais au palpable
La Terre tourne un peu trop rond pour éterniser les rêves et les forfanteries
Ce que tu es aujourd'hui ne peut être la tristesse ou l'aliénation, et cela même
J'envie la grâce des constellations chaussées de ballerines scintillantes
La danse nonchalante des effluves lactées au bal des revisitants
Alors qu'en chemin tu rencontres le cœur de Percy Bysshe
Et le salues d'une révérence espiègle en tirant la langue, signe d'infini respect
Pour aussitôt prendre ton envol par-dessus l'Eden et rejoindre les astres les plus lumineux
Des soupirs d'hiver ont frôlé la peau des fleurs sur les balcons
Pendant que l'orgue de Barbarie gesticule à pleins poumons près des marrons chauds
Et qu'une vieille dame attend son dernier clignement de paupières en dansant
Une valse imaginaire dans la cour principale d'un château anglais
Se consument les derniers souffles à la table des derniers regards
Janvier meurtrier boit un verre à la terrasse des saisons vicieuses et menstruées
Janvier m'a fait naître et c'est de sa main que les yeux de ton enveloppe charnelle
Ont cessé de luire pour mieux te fondre dans l'obscure éternité
Intrigante coïncidence d'avoir appris ta mort le jour de mon anniversaire...
25 bougies se trémoussaient parmi les larmes et la crème chantilly
Le champagne reflétait ton portrait et je t'ai bu tu avais le goût d'épines




dimanche 19 juillet 2009

Le Rendez-vous




***


Je me suis tellement trompé/désormais
que déjà/je le sais -
aujourd'hui presque certainement
je me trompe sur toi

mais une fois de plus qu'est-ce que cela peut changer
dans ma vie

[na na na...na na na...]

accepter ce bizarre rendez-vous/a été une folie...

[...na na na...]

mon amour dépêche-toi
je ne résiste plus
si tu n'arrives pas
je n'existe
je n'existe
je n'existe

le temps a changé/il pleut
mais je reste à attendre
peu m'importe ce que le monde peut penser
je ne veux pas m'en aller

je ne suis qu'un reste d'espoir
perdu parmi les gens

amour il est déjà tard
je ne résiste
si tu n'arrives pas
je n'existe
je n'existe
je n'existe

lumières voitures rues tout cela
se confond dans la tête
mon ombre se fatigue de me suivre
le jour se meurt lentement
il ne me reste que rentrer chez moi
à ma triste vie
cette vie que je voulais te donner/à toi
tu l'as brisée entre les doigts

amour, pardon
je ne résiste
maintenant et à jamais
je n'existe
je n'existe
je n'existe


(tr.inédite EB)

mercredi 1 juillet 2009

Boite à outils

Un outil utile pour mieux me comprendre.


dimanche 28 juin 2009

Not' Sylvio' à nous

Voici Daniel Cohen Bendit en 1982.

samedi 20 juin 2009

Use Your Illusion

(merci à Barnabino)


La Tendresse

Nous deux, nous n'avons pas besoin de trahisons, pour nous réconcilier toujours dans la plus grande tendresse.

vendredi 19 juin 2009

Cosi' fan tutti

Désolée de décevoir les libidineux et les moralisateurs qui, montés sur leurs réciproques grand cheveux (qui se ressemblent tant), trouveront appétissant ou scandaleuse l’affaire de l’escort -girl qui a balancé le premier ministre italien, notre Silvio’ national.

J’ai fréquenté le milieu pourri de la ville de Rome en 2003 pour des raisons professionnelles.
J’ai été introduite dans le ‘milieu’ par un crétin (qui m’avait été présenté par mon frère), un soi-disant intellectuel sans le sous et sans profession véritable, qui transitait dans l’orbite du parlementaire mafieux aujourd’hui en disgrâce, Marcello dell’Utri, très proche de Berlusconi. Marcello, qui se voulait mécène et protecteur des arts, m’avait même reçu à Bruxelles dans le hall de l’hôtel Amigo (je raconterai de cette rencontre un autre jour, j’avais une robe en lin couleur marron qui me laissait le dos découvert, et avais dormi à mes frais dans un hôtel pour fauchés sur la place du Sablon). Or, si vous êtes un minimum intelligents et déterminés, vous pourriez vous faire ‘recevoir’ par ces gens dans les hall de leur hôtels pour riches, car ces gens reçoivent tout le monde, afin principalement de renforcer leur réseau. C’est la norme. Ils vous donnent leur faveur, et vous leur êtes redevable. C’est la méthode romaine, italienne, mafieuse.
Rien n’a eu lieu avec dell’Utri, car je n’ai pas chancelé. Cependant, le médiocre personnage lambda qui m’avait introduit à Dell’Utri (afin aussi, ce pauvre con, de se montrer puissant fréquentant les puissants) m’a aussi présenté un autre personnage, archi-louche, avec lequel j’ai eu une brève amourette. C’était un vrai voleur, et mafieux. Ce coté crapule m’attirait. C’était les hôtels sur piazza del Popolo, les Maserati décapotables, les golf-club du dimanche, les allés-retour entre Rome, Milan, Rome, Palerme…le type était aussi hyper-laid, mais très intelligent. Il est actuellement hors jeu, lui aussi, à cause d’une triste histoire d’extorsion de fonds. Dommage pour lui, je l’aimais bien et aurais voulu l’avoir comme ami. Il voulait s’installer avec moi à Rome. Se marier, je crois, avec moi. J’avais à l’époque un fiancé ici en France ; j’étais à Rome (à mes frais)une fois par mois, sous prétexte que ma traduction sortait cette année là…j’ai fini par tout perdre, fiancé lillois, amant mafieux – et j’ai gagné tout ce que j’ai maintenant, ma paix, ma petite vie mystique et cochonne, toi…
Le type qui m’amenait en Maserati avait fait de moi, en quelque mois, une vraie starlette, potentiellement escort-girl. Il me racontait ce qu’il faisait lorsque je n’étais pas à Rome : il allait dans les ‘festini’ (petites fêtes, littéralement), c'est-à-dire de soirées comme il y en a partout à Rome, où le monde politique le show-biz et les putes se mélangent. Il allait se faire masser et parfois sucer dans des ‘centres’ de beauté pour hommes, où il rencontrait ses copains parlementaires (il était chargé, à l’époque, des ‘rapports institutionnels’ d’une grande société italienne). Il était souvent un peu fauché. Il menait la grande vie. Il m’achetait parfois des cadeaux coûteux ; certains, je les ai gardé. J’ai failli devenir une pute. Ne jamais te connaître. C’est le milieu romain qui te fait ça quasi automatiquement, si tu n’as pas un fond plus ou moins sain.
L’histoire de la demoiselle qui balance Berlusconi est une histoire banale, comme il y en des milliers tout les jours en Italie, autour de Berlusconi et de sa classe politique. Rome est une ville magnifique et extraordinairement accueillante, toute petite en réalité, car tout se passe dans certains hôtels, dans certains restaurants, et dans le quartier du Tridente, entre la grosse tranche de beurre ranci que Mussolini a érigé à coté du Colosseo (Il Vittoriale) et piazza del Popolo. C’est un quartier grand comme Fives, à peu près. Tout le monde se connaît. Tout le monde est habillé pareil. Les mecs sont cravatés, les filles ont les ongles vernies et les cheveux raids. Ça pue.
L’Italie est en ruine, depuis longtemps. Depuis la disparition du socialiste Bettino Craxi, elle n’a pas une classe politique crédible au gouvernement, juste un groupe de clown cravatés qui aime la richesse facile et les putes (ces derniers restent les plus respectables, dans l’histoire). Les gens qui travaillent, étudient, aiment, au Nord, au Centre, au Sud, ont fini par s’habituer à cette pourriture ; certains ont expatrié (comme moi), certains ont pris leur retraite et voient la chose de loin (comme mon père), certains sont dedans jusqu’au cou (comme mon frère). C’est un pays où il fait bon vivre. Tout le monde a la bonne humeur, la colère facile, l’insulte au bout des lèvres. La fille qui a balancé Berlusconi n’aura tout de même pas un avenir facile. Quelles que soient ses motivations, elle a été courageuse jusqu’à présent, elle se bat avec les moyens qui sont ceux de tout le monde, et dans un milieu pourri. Mais, je le répète, cela est à l’ordre du jour en Italie. Aujourd’hui L’Avvenire, journal des évêques italiens, demande à Berlusconi des explications sur cette affaire sordide. C’est oublier que cela a toujours existé, et que cet homme est depuis des années au centre d’un réseau mafieux qui dicte la loi (littéralement). Que l’église se rebelle (faiblement) aujourd’hui, cela me fait bien rire. Tout le Vatican mange aux restaurants mafieux de la capitale. Qu’est-ce que ce moralisme de la dernière heure ? L’Italie sera toujours foutue, jusqu’à ce que le Vatican existera.

jeudi 18 juin 2009

ma tête, ce soir

ma tête, ce soir

Accouplé à la peur
entre la vie et le vide

le cou engendre le couteau

et le Coupeur de têtes
suspendu entre la tête et le corps

éclate de mou rire

(Ghérasim Luca, A gorge dénouée)

de quoi Elise est-il le nom?

nous sommes nombreux mes frères